Notre savoir-faire

M. Philippe LE DELLIOU possède un savoir-faire et une expérience exclusive dans la couverture en chaume depuis 22 ans, dont 15 ans à son compte. L’entreprise, de taille humaine, compte le chef d’entreprise et deux ouvriers, chacun ayant plus de 10 ans de pratique et de savoir-faire. La toiture en chaume respecte l’environnement et perpétue le patrimoine. L’entreprise confectionne des toits de chaume à partir de roseau de qualité provenant de Camargue

Matériaux et matériels utilisés

Charpente

Charpente

Contrairement aux idées reçues, les toitures en chaume ne nécessitent pas de charpente renforcée. Le roseau est un matériau plus léger que l’ardoise, la lauze ou la tuile.
A titre indicatif :

  • 1 m² de chaume = 26 kg pour une épaisseur de 35cm
  • 1 m² d’ardoise = 30 kg
  • 1 m² de tuile = entre 45 et 50 kg
  • 1 m² de lauze = 100 kg
Liteaux en bois

Liteaux en bois

Autrefois, les couvreurs utilisaient des branches de châtaignier ou de noisetier pour le litonnage. A présent, les liteaux en bois sont en sapin traité. L’écartement entre les liteaux varie en fonction de la longueur des bottes de roseau et de l’écartement des chevrons.

Roseau

Roseau

Le roseau fait partie de la famille des graminées. Il est appelé scientifiquement phragmite australis. Cette plante aquatique doit avoir les racines dans l’eau pour pouvoir se développer. Le roseau pousse sur un sol argileux, sablonneux ou tourbeux, dans des zones humides appelées marais ou roselières.

Récolte du roseau

Les jeunes pousses apparaissent aux environs du mois d’avril et terminent leur croissance aux alentours du mois de juillet. Au début du printemps, au moment où les plantes commencent à pousser, le coupeur de roseau inonde les roselières. Cette technique permet, outre de créer un milieu nécessaire à la culture du roseau, d’éviter le développement de mauvaises herbes. Le coupeur de roseau attend la fin de l’automne pour démarrer la saison de coupe. Il utilise une machine équipée de chenilles ou de pneus basse pression pour réaliser sa récolte et ainsi ne pas détériorer la roselière : les rhizomes permettent la repousse du roseau. Durant la période de récolte, le coupeur stocke le roseau en gerbe avant de le nettoyer, le trier et le conditionner en botte de 60 cm de circonférence. Les bottes sont ensuite regroupées en ballots de 100 bottes pour pouvoir être transportées et livrées plus facilement.

Paille de seigle et de blé

Paille de seigle et de blé

Les pailles de seigle et de blé sont également utilisées pour les couvertures végétales. Cependant elles présentent moins d’intérêt que les couvertures en roseau. Elles font partie de la famille des graminées. Elles sont moins demandées car moins résistantes dans le temps. De plus, elles nécessitent plus d’entretien et sont plus coûteuses à la pose.

Attaches de fixation

Attaches de fixation

Elles permettent de maintenir les bottes de roseau aux liteaux. Les anciens utilisaient des liens en osier. Ils les laissaient tremper dans un ruisseau ou un puits pour les assouplir avant de les utiliser. De nos jours, les artisans chaumiers se servent de baguettes galvanisées et de fils en inox pour les nœuds coulissants.

Isolant

Isolant

La couverture en chaume offre un véritable confort au niveau de l’isolation de la toiture. Elle dispose d’un fort pouvoir isolant. Cependant il est possible d’ajouter une isolation par l’extérieur ou l’intérieur.

Différents faîtages du toit en chaume

Le faîtage est la partie de jonction entre les deux pentes du toit. Il existe plusieurs façons de réaliser un faîtage de toiture en chaume. Il peut être végétal, en mortier ou en terre cuite.


Faîtage tuiles en terre cuite

Ce faîtage nécessite des tuiles dont la forme est adaptée au chaume. Elles peuvent être de couleur rouge ou noire. Les tuiles sont fabriquées de manière artisanale, dans des tuileries.

Faîtage mortier

Il est posé au sommet des deux pentes de toit pour assurer l’étanchéité. Ce type de faîtage est le moins onéreux.

Faîtage végétal

Il est réalisé à partir de terre mélangée à du roseau. Suivant la demande du client, on peut y ajouter des plantations (iris, joubarbe…). Ces dernières permettent à la terre de se maintenir sur le toit et de résister aux intempéries (pluie, vent …). 

Les principaux outils de l’artisan chaumier


Le battoir

Parmi les outils indispensables au chaumier, on trouve le battoir qui sert à remonter le roseau et ainsi donner la forme voulue au toit. Cet outil est également appelé batte suivant les régions. Autrefois, les battoirs étaient fabriqués en bois. De nos jours, cet outil est en aluminium ou en résine.

Les jeux d’aiguilles

Les aiguilles servent à passer les fils en inox pour maintenir le roseau à la charpente. Pour travailler, le chaumier utilise une aiguille mâle et une aiguille femelle. La première passe dans la seconde et entraine le fil autour des liteaux.

Les chevalets

Les chevalets, également appelés chaise, marche ou escabeau de toit, servent à maintenir les chaumiers sur les toits. Ils travaillent à genoux en prenant appui sur la partie haute du chevalet et en positionnant leurs pieds sur la marche. Leur savoir-faire artisanal fait la richesse des toits en chaume.